SFAC, en visio, vendredi 12 mars 2021

Samarie-Sébaste : anciennes fouilles et nouvelles recherches

Par Jean-Sylvain Caillou (Institut français du Proche-Orient), Kevin Tréhuédic (Université de Paris-Est Créteil), Bertrand Riba (Institut français du Proche-Orient).

Lien pour l’AG (17h) et la conférence (17h30) :
https://univ-lille-fr.zoom.us/j/98194674603
ID de réunion : 981 9467 4603

André Parrot aimait à rappeler que « sans doute possible, avec tous les évènements dont elle fut le théâtre, grâce à tous les souvenirs qu’elle évoque, Samarie est, après Jérusalem, la ville la plus impressionnante de Palestine. »

Fondée par le roi Omri en 880 av. J.-C., Samarie fut la capitale du royaume d’Israël pendant 160 ans. Elle fut ensuite détruite et reconstruite de nombreuses fois, notamment par les Assyriens, par Alexandre le Grand, par Jean Hyrcan puis par le proconsul Gabinius et, finalement, par Hérode le Grand  qui la renomma Sébaste en l’honneur de l’empereur Auguste.

Samarie-Sébaste atteignit son apogée au début du IIIe siècle après J.-C. avant de perdre progressivement de son importance. A la période byzantine, la population se regroupa autour de la tombe traditionnelle de saint Jean-Baptiste où, plus tard, les croisés érigèrent une très grande cathédrale qui fut transformée en mosquée.

Malgré son passé prestigieux et sa conservation exceptionnelle (une centaine de colonnes sortent encore de terre et marquent l’emplacement des principaux édifices romains), le site n’a connu que relativement peu de fouilles hormis celles menées par les archéologues américains et anglais de 1908 à 1910 et de 1931 à 1935, puis par les Jordaniens juste avant 1967 et l’École britannique en 1968.

Après 50 ans d’interruption, les recherches reprises par la Mission archéologique franco-palestinienne fournissent l’occasion de publier le mobilier en souffrance des anciennes fouilles et de remettre en question l’interprétation de plusieurs monuments.

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